|
Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Le brave a beau crier ah cré nom saperlotte
le touriste à Florence ignoble charibotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
comptant tes abattis lecteur tu te disloques
le mammifère est roi nous sommes son cousin
|