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Cent mille milliards de poèmes
Le roi de la pampa retourne sa chemise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
sur la place un forain de feu se gargarise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
aller à la grande ville est bien une entreprise
que les parents féconds offrent aux purs berceaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin
On a bu du pinard à toutes les époques
on transporte et le marbre et débris et défroques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
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