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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
il se penche et alors à sa grande surprise
et fermentent de même et les cuirs et les peaux
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
aller à la grande ville est bien une entreprise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Le brave a beau crier ah cré nom saperlotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
il voudra retrouver le germe adultérin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
les Indes ont assez sans ça de pendeloques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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