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Cent mille milliards de poèmes
Quand l'un avecque l'autre aussitôt sympathise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Il déplore il déplore une telle mainmise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
l'un et l'autre ont raison non la foule imprécise
elle effraie le Berry comme les Morvandiaux
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
comme à Chandernagor le manant sent la crotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
comptant tes abattis lecteur tu te disloques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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