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Cent mille milliards de poèmes
Quand l'un avecque l'autre aussitôt sympathise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
sur la place un forain de feu se gargarise
on espère toujours être de vrais normaux
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
d'où Galilée jadis jeta ses petits pots
le gourmet en salade avale sa cytise
l'enfant pur aux yeux bleus aime les berlingots
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
on comptait les esprits acérés à la hotte
lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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