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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
le cornédbîf en boîte empeste la remise
qui sait si le requin boulotte les turbots?
On était bien surpris par cette plaine grise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
elle effraie le Berry comme les Morvandiaux
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
comme à Chandernagor le manant sent la crotte
l'autocar écrabouille un peu d'esprit latin
Frère je te comprends si parfois tu débloques
tu me stupéfies plus que tous les ventriloques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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