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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
qui sait si le requin boulotte les turbots?
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
que n'a pas dévoré la horde des mulots?
le gourmet en salade avale sa cytise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
comme à Chandernagor le manant sent la crotte
les croque-morts sont là pour se mettre au turbin
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
exaltent l'espagnol les oreilles baroques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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