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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
on espère toujours être de vrais normaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
un audacieux baron empoche toute accise
lorsque vient le pompier avec ses grandes eaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
on sale le requin on fume à l'échalotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
Sa sculpture est illustre et dans le fond des coques
exaltent l'espagnol les oreilles baroques
le métromane à force incarne le devin
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