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Cent mille milliards de poèmes
Le cheval Parthénon s'énerve sur sa frise
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
qui sait si le requin boulotte les turbots?
Souvenez-vous amis de ces îles de Frise
quand se carbonisait la fureur des châteaux
aller à la grande ville est bien une entreprise
l'enfant pur aux yeux bleus aime les berlingots
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
lorsque Socrate mort passait pour un lutin
L'Amérique du Sud séduit les équivoques
les banquiers d'Avignon chantent-ils les baïoques?
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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