|
Cent mille milliards de poèmes
Le cheval Parthénon s'énerve sur sa frise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
On était bien surpris par cette plaine grise
du client londonien où s'ébattent les beaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
on sale le requin on fume à l'échalotte
même s'il prend son sel au celte c'est son bien
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
|