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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
sur la place un forain de feu se gargarise
il chantait tout de même oui mais il chantait faux
On vous fait devenir une orde marchandise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
lorsque vient le pompier avec ses grandes eaux
Le loup est amateur de coq et de cocotte
comme à Chandernagor le manant sent la crotte
le chemin vicinal se nourrit de crottin
Ne fallait pas si loin agiter ses breloques
les banquiers d'Avignon chantent-ils les baïoques?
toute chose pourtant doit avoir une fin
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