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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
et fermentent de même et les cuirs et les peaux
Souvenez-vous amis de ces îles de Frise
du client londonien où s'ébattent les beaux
un audacieux baron empoche toute accise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Le généalogiste observe leur bouillotte
le chat fait un festin de têtes de linotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Sa sculpture est illustre et dans le fond des coques
comptant tes abattis lecteur tu te disloques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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