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Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
le chauffeur indigène attendait dans la brise
il chantait tout de même oui mais il chantait faux
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
un audacieux baron empoche toute accise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
L'Amérique du Sud séduit les équivoques
on transporte et le marbre et débris et défroques
mais on n'aurait pas vu le métropolitain
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