|
Cent mille milliards de poèmes
Le cheval Parthénon s'énerve sur sa frise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Et pourtant c'était lui le frère de feintise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
lorsque vient le pompier avec ses grandes eaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
comme à Chandernagor le manant sent la crotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
Les rapports transalpins sont-ils biunivoques?
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
|