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Cent mille milliards de poèmes
Le roi de la pampa retourne sa chemise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
sur la place un forain de feu se gargarise
il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux
Il déplore il déplore une telle mainmise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
il grelottait le pauvre aux bords de la Tamise
à tous n'est pas donné d'aimer les chocs verbaux
Le loup est amateur de coq et de cocotte
on comptait les esprits acérés à la hotte
il voudra retrouver le germe adultérin
On a bu du pinard à toutes les époques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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