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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Il déplore il déplore une telle mainmise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
le gourmet en salade avale sa cytise
elle effraie le Berry comme les Morvandiaux
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
les croque-morts sont là pour se mettre au turbin
Enfin on vend de tout homards et salicoques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
la gémellité vraie accuse son destin
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