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Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
le Turc de ce temps-là pataugeait dans sa crise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
un audacieux baron empoche toute accise
que les parents féconds offrent aux purs berceaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
le touriste à Florence ignoble charibotte
même s'il prend son sel au celte c'est son bien
Frère je te comprends si parfois tu débloques
on transporte et le marbre et débris et défroques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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