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Cent mille milliards de poèmes
Le roi de la pampa retourne sa chemise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
et fermentent de même et les cuirs et les peaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
d'une étrusque inscription la pierre était incise
elle effraie le Berry comme les Morvandiaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
aventures on eut qui s'y pique s'y frotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
tu me stupéfies plus que tous les ventriloques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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