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Cent mille milliards de poèmes
Quand l'un avecque l'autre aussitôt sympathise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
une toge il portait qui n'était pas de mise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
Il déplore il déplore une telle mainmise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
un audacieux baron empoche toute accise
que les parents féconds offrent aux purs berceaux
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
comme à Chandernagor le manant sent la crotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
exaltent l'espagnol les oreilles baroques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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