|
Cent mille milliards de poèmes
Quand l'un avecque l'autre aussitôt sympathise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
une toge il portait qui n'était pas de mise
il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux
Du voisin le Papou suçote l'apophyse
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
l'un et l'autre ont raison non la foule imprécise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
on comptait les esprits acérés à la hotte
lorsque Socrate mort passait pour un lutin
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
on mettait sans façon ses plus infectes loques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
|