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Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
le cornédbîf en boîte empeste la remise
il chantait tout de même oui mais il chantait faux
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
d'où Galilée jadis jeta ses petits pots
de la mort on vous greffe une orde bâtardise
à tous n'est pas donné d'aimer les chocs verbaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
on gifle le marmot qui plonge sa menotte
le chemin vicinal se nourrit de crottin
Frère je te comprends si parfois tu débloques
on transporte et le marbre et débris et défroques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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