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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
le cornédbîf en boîte empeste la remise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
de la mort on vous greffe une orde bâtardise
les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Cela considérant ô lecteur tu suffoques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
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