|
Cent mille milliards de poèmes
Quand l'un avecque l'autre aussitôt sympathise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
le chauffeur indigène attendait dans la brise
et tout vient signifier la fin des haricots
On vous fait devenir une orde marchandise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
aller à la grande ville est bien une entreprise
lorsqu'on voyait au loin flamber les arbrisseaux
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
L'Amérique du Sud séduit les équivoques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
toute chose pourtant doit avoir une fin
|