|
Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
la découverte alors voilà qui traumatise
il chantait tout de même oui mais il chantait faux
On vous fait devenir une orde marchandise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
un frère même bas est la part indécise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
on comptait les esprits acérés à la hotte
lorsque Socrate mort passait pour un lutin
L'Amérique du Sud séduit les équivoques
tu me stupéfies plus que tous les ventriloques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
|