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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
une toge il portait qui n'était pas de mise
et fermentent de même et les cuirs et les peaux
On vous fait devenir une orde marchandise
qui clochard devenant jetait ses oripeaux
un frère même bas est la part indécise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
On regrette à la fin les agrestes bicoques
on mettait sans façon ses plus infectes loques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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