|
Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
le Turc de ce temps-là pataugeait dans sa crise
il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
le gourmet en salade avale sa cytise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
comme à Chandernagor le manant sent la crotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
On a bu du pinard à toutes les époques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
si la cloche se tait et son terlintintin
|