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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
une toge il portait qui n'était pas de mise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
Et pourtant c'était lui le frère de feintise
du client londonien où s'ébattent les beaux
un audacieux baron empoche toute accise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
le chat fait un festin de têtes de linotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
Ne fallait pas si loin agiter ses breloques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
la gémellité vraie accuse son destin
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