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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
depuis que lord Elgin négligea ses naseaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
un audacieux baron empoche toute accise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
il voudra retrouver le germe adultérin
On a bu du pinard à toutes les époques
on transporte et le marbre et débris et défroques
mais on n'aurait pas vu le métropolitain
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