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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
sur la place un forain de feu se gargarise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
quand se carbonisait la fureur des châteaux
de la mort on vous greffe une orde bâtardise
que les parents féconds offrent aux purs berceaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Enfin on vend de tout homards et salicoques
les Indes ont assez sans ça de pendeloques
si la cloche se tait et son terlintintin
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