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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
le Turc de ce temps-là pataugeait dans sa crise
et fermentent de même et les cuirs et les peaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
d'où Galilée jadis jeta ses petits pots
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Le brave a beau crier ah cré nom saperlotte
on gifle le marmot qui plonge sa menotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
On regrette à la fin les agrestes bicoques
on mettait sans façon ses plus infectes loques
si la cloche se tait et son terlintintin
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