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Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
le gourmet en salade avale sa cytise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
aventures on eut qui s'y pique s'y frotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
On a bu du pinard à toutes les époques
comptant tes abattis lecteur tu te disloques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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