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Cent mille milliards de poèmes
Le roi de la pampa retourne sa chemise
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
le chauffeur indigène attendait dans la brise
on espère toujours être de vrais normaux
Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
aller à la grande ville est bien une entreprise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
le touriste à Florence ignoble charibotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Enfin on vend de tout homards et salicoques
exaltent l'espagnol les oreilles baroques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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