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Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
depuis que lord Elgin négligea ses naseaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
quand se carbonisait la fureur des châteaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Le brave a beau crier ah cré nom saperlotte
le touriste à Florence ignoble charibotte
le chemin vicinal se nourrit de crottin
Ne fallait pas si loin agiter ses breloques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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