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Cent mille milliards de poèmes
Du jeune avantageux la nymphe était éprise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Et pourtant c'était lui le frère de feintise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
que les parents féconds offrent aux purs berceaux
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
l'autocar écrabouille un peu d'esprit latin
Enfin on vend de tout homards et salicoques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
mais on n'aurait pas vu le métropolitain
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