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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
il se penche et alors à sa grande surprise
il chantait tout de même oui mais il chantait faux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
d'où Galilée jadis jeta ses petits pots
un audacieux baron empoche toute accise
lorsqu'on voyait au loin flamber les arbrisseaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
les croque-morts sont là pour se mettre au turbin
Enfin on vend de tout homards et salicoques
comptant tes abattis lecteur tu te disloques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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