|
Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
et fermentent de même et les cuirs et les peaux
Il déplore il déplore une telle mainmise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
un audacieux baron empoche toute accise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
on gifle le marmot qui plonge sa menotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
Ne fallait pas si loin agiter ses breloques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
si la cloche se tait et son terlintintin
|