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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour du fin fond du nez exciter les arceaux
la découverte alors voilà qui traumatise
des narcisses on cueille ou bien on est des veaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
l'un et l'autre ont raison non la foule imprécise
les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
lorsque Socrate mort passait pour un lutin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
tu me stupéfies plus que tous les ventriloques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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