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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
le chauffeur indigène attendait dans la brise
qui sait si le requin boulotte les turbots?
Il déplore il déplore une telle mainmise
du client londonien où s'ébattent les beaux
d'une étrusque inscription la pierre était incise
les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
même s'il prend son sel au celte c'est son bien
L'Amérique du Sud séduit les équivoques
comptant tes abattis lecteur tu te disloques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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