|
Cent mille milliards de poèmes
Le cheval Parthénon s'énerve sur sa frise
pour du fin fond du nez exciter les arceaux
la découverte alors voilà qui traumatise
on espère toujours être de vrais normaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
aller à la grande ville est bien une entreprise
elle effraie le Berry comme les Morvandiaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
On a bu du pinard à toutes les époques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
|