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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour du fin fond du nez exciter les arceaux
le cornédbîf en boîte empeste la remise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
aventures on eut qui s'y pique s'y frotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Les rapports transalpins sont-ils biunivoques?
on transporte et le marbre et débris et défroques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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