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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour du fin fond du nez exciter les arceaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
un frère même bas est la part indécise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
le chat fait un festin de têtes de linotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
L'Amérique du Sud séduit les équivoques
les banquiers d'Avignon chantent-ils les baïoques?
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
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