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Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
snob un peu sur les bords des bords fondamentaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
un frère même bas est la part indécise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
on comptait les esprits acérés à la hotte
lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
exaltent l'espagnol les oreilles baroques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
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