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Cent mille milliards de poèmes
Lorsque tout est fini lorsque l'on agonise
d'aucuns par dessus tout prisent les escargots
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise
quand se carbonisait la fureur des châteaux
un audacieux baron empoche toute accise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
l'autocar écrabouille un peu d'esprit latin
Enfin on vend de tout homards et salicoques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
la gémellité vraie accuse son destin
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