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Cent mille milliards de poèmes
Le cheval Parthénon s'énerve sur sa frise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
On vous fait devenir une orde marchandise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
de la mort on vous greffe une orde bâtardise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Le loup est amateur de coq et de cocotte
le touriste à Florence ignoble charibotte
lorsque Socrate mort passait pour un lutin
Frère je te comprends si parfois tu débloques
exaltent l'espagnol les oreilles baroques
le métromane à force incarne le devin
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