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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
sur la place un forain de feu se gargarise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Souvenez-vous amis de ces îles de Frise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
aller à la grande ville est bien une entreprise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
même s'il prend son sel au celte c'est son bien
Les rapports transalpins sont-ils biunivoques?
on transporte et le marbre et débris et défroques
le métromane à force incarne le devin
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