|
Cent mille milliards de poèmes
Le roi de la pampa retourne sa chemise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
il se penche et alors à sa grande surprise
il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux
Et pourtant c'était lui le frère de feintise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
Frère je te comprends si parfois tu débloques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
le mammifère est roi nous sommes son cousin
|