|
Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour du fin fond du nez exciter les arceaux
le chauffeur indigène attendait dans la brise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
le gourmet en salade avale sa cytise
les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
Enfin on vend de tout homards et salicoques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
|