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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
se faire il pourrait bien que ce soit des jumeaux
le cornédbîf en boîte empeste la remise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
On vous fait devenir une orde marchandise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
l'autocar écrabouille un peu d'esprit latin
Les rapports transalpins sont-ils biunivoques?
tu me stupéfies plus que tous les ventriloques
le métromane à force incarne le devin
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