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Cent mille milliards de poèmes
Le cheval Parthénon s'énerve sur sa frise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
des narcisses on cueille ou bien on est des veaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
d'où Galilée jadis jeta ses petits pots
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
la mite a grignoté tissu os et rideaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
le chat fait un festin de têtes de linotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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