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Cent mille milliards de poèmes
Quand l'un avecque l'autre aussitôt sympathise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Souvenez-vous amis de ces îles de Frise
que n'a pas dévoré la horde des mulots?
de la mort on vous greffe une orde bâtardise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin
Ne fallait pas si loin agiter ses breloques
on transporte et le marbre et débris et défroques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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