|
Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
on espère toujours être de vrais normaux
Souvenez-vous amis de ces îles de Frise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
aller à la grande ville est bien une entreprise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
l'autocar écrabouille un peu d'esprit latin
On a bu du pinard à toutes les époques
on transporte et le marbre et débris et défroques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
|