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Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
on espère toujours être de vrais normaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
l'un et l'autre ont raison non la foule imprécise
l'enfant pur aux yeux bleus aime les berlingots
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
on sale le requin on fume à l'échalotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Ne fallait pas si loin agiter ses breloques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
si la cloche se tait et son terlintintin
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