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Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
d'aucuns par dessus tout prisent les escargots
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
On vous fait devenir une orde marchandise
du client londonien où s'ébattent les beaux
l'un et l'autre ont raison non la foule imprécise
lorsque vient le pompier avec ses grandes eaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
il voudra retrouver le germe adultérin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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