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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
sur la place un forain de feu se gargarise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
On vous fait devenir une orde marchandise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
lorsque vient le pompier avec ses grandes eaux
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
le touriste à Florence ignoble charibotte
lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin
On a bu du pinard à toutes les époques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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