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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
le chauffeur indigène attendait dans la brise
et tout vient signifier la fin des haricots
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
quand se carbonisait la fureur des châteaux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
à tous n'est pas donné d'aimer les chocs verbaux
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
aventures on eut qui s'y pique s'y frotte
l'autocar écrabouille un peu d'esprit latin
Enfin on vend de tout homards et salicoques
les banquiers d'Avignon chantent-ils les baïoques?
le métromane à force incarne le devin
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