|
Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
d'aucuns par dessus tout prisent les escargots
sur la place un forain de feu se gargarise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise
que n'a pas dévoré la horde des mulots?
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
la mite a grignoté tissu os et rideaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
L'Amérique du Sud séduit les équivoques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
la gémellité vraie accuse son destin
|