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Cent mille milliards de poèmes
Lorsque tout est fini lorsque l'on agonise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
à tous n'est pas donné d'aimer les chocs verbaux
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
si la cloche se tait et son terlintintin
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