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Cent mille milliards de poèmes
Le cheval Parthénon s'énerve sur sa frise
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
de la mort on vous greffe une orde bâtardise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
on sale le requin on fume à l'échalotte
lorsque Socrate mort passait pour un lutin
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
les banquiers d'Avignon chantent-ils les baïoques?
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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