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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
il se penche et alors à sa grande surprise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
le gourmet en salade avale sa cytise
à tous n'est pas donné d'aimer les chocs verbaux
Le brave a beau crier ah cré nom saperlotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
les croque-morts sont là pour se mettre au turbin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
on mettait sans façon ses plus infectes loques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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