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Cent mille milliards de poèmes
Lorsque tout est fini lorsque l'on agonise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
le cornédbîf en boîte empeste la remise
et fermentent de même et les cuirs et les peaux
On vous fait devenir une orde marchandise
les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
la mite a grignoté tissu os et rideaux
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
le touriste à Florence ignoble charibotte
même s'il prend son sel au celte c'est son bien
Enfin on vend de tout homards et salicoques
exaltent l'espagnol les oreilles baroques
la gémellité vraie accuse son destin
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