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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
il se penche et alors à sa grande surprise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
quand se carbonisait la fureur des châteaux
de la mort on vous greffe une orde bâtardise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
il voudra retrouver le germe adultérin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
les banquiers d'Avignon chantent-ils les baïoques?
la gémellité vraie accuse son destin
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