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Cent mille milliards de poèmes
Le cheval Parthénon s'énerve sur sa frise
d'aucuns par dessus tout prisent les escargots
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
et tout vient signifier la fin des haricots
Il déplore il déplore une telle mainmise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
un audacieux baron empoche toute accise
l'enfant pur aux yeux bleus aime les berlingots
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
on gifle le marmot qui plonge sa menotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
Enfin on vend de tout homards et salicoques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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