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Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
qui sait si le requin boulotte les turbots?
Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise
les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
de la mort on vous greffe une orde bâtardise
l'enfant pur aux yeux bleus aime les berlingots
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
le chemin vicinal se nourrit de crottin
Sa sculpture est illustre et dans le fond des coques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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