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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
d'aucuns par dessus tout prisent les escargots
le cornédbîf en boîte empeste la remise
et tout vient signifier la fin des haricots
Il déplore il déplore une telle mainmise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
le gourmet en salade avale sa cytise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
comme à Chandernagor le manant sent la crotte
le chemin vicinal se nourrit de crottin
Frère je te comprends si parfois tu débloques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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