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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
snob un peu sur les bords des bords fondamentaux
le chauffeur indigène attendait dans la brise
des narcisses on cueille ou bien on est des veaux
On vous fait devenir une orde marchandise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
un audacieux baron empoche toute accise
l'enfant pur aux yeux bleus aime les berlingots
Le brave a beau crier ah cré nom saperlotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Frère je te comprends si parfois tu débloques
les banquiers d'Avignon chantent-ils les baïoques?
le mammifère est roi nous sommes son cousin
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