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Cent mille milliards de poèmes
Le cheval Parthénon s'énerve sur sa frise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
le Turc de ce temps-là pataugeait dans sa crise
et fermentent de même et les cuirs et les peaux
On vous fait devenir une orde marchandise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
le gourmet en salade avale sa cytise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Le brave a beau crier ah cré nom saperlotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
le chemin vicinal se nourrit de crottin
On a bu du pinard à toutes les époques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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