|
Cent mille milliards de poèmes
Lorsque tout est fini lorsque l'on agonise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
Le loup est amateur de coq et de cocotte
on gifle le marmot qui plonge sa menotte
lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin
L'Amérique du Sud séduit les équivoques
les Indes ont assez sans ça de pendeloques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
|