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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
on espère toujours être de vrais normaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
il grelottait le pauvre aux bords de la Tamise
les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
le chat fait un festin de têtes de linotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
On a bu du pinard à toutes les époques
comptant tes abattis lecteur tu te disloques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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