|
Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
qui sait si le requin boulotte les turbots?
Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise
quand se carbonisait la fureur des châteaux
il grelottait le pauvre aux bords de la Tamise
l'enfant pur aux yeux bleus aime les berlingots
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
il voudra retrouver le germe adultérin
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
exaltent l'espagnol les oreilles baroques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
|