|
Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
sur la place un forain de feu se gargarise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Le cheval Parthénon frissonnait sous la bise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
un audacieux baron empoche toute accise
elle effraie le Berry comme les Morvandiaux
Le généalogiste observe leur bouillotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
l'autocar écrabouille un peu d'esprit latin
Frère je te comprends si parfois tu débloques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
|