|
Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
snob un peu sur les bords des bords fondamentaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
le gourmet en salade avale sa cytise
la mite a grignoté tissu os et rideaux
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
le chat fait un festin de têtes de linotte
lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin
Frère je te comprends si parfois tu débloques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
|