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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
snob un peu sur les bords des bords fondamentaux
il se penche et alors à sa grande surprise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Et pourtant c'était lui le frère de feintise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
l'un et l'autre ont raison non la foule imprécise
lorsque vient le pompier avec ses grandes eaux
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
On a bu du pinard à toutes les époques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
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