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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
d'aucuns par dessus tout prisent les escargots
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
on espère toujours être de vrais normaux
Souvenez-vous amis de ces îles de Frise
quand se carbonisait la fureur des châteaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
l'enfant pur aux yeux bleus aime les berlingots
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
il voudra retrouver le germe adultérin
Les rapports transalpins sont-ils biunivoques?
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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