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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
il se penche et alors à sa grande surprise
il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
d'une étrusque inscription la pierre était incise
la mite a grignoté tissu os et rideaux
Le généalogiste observe leur bouillotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
Cela considérant ô lecteur tu suffoques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
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