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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
depuis que lord Elgin négligea ses naseaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Quand on prend des photos de cette tour de Pise
quand se carbonisait la fureur des châteaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
lorsqu'on voyait au loin flamber les arbrisseaux
La Grèce de Platon à coup sûr n'est point sotte
on comptait les esprits acérés à la hotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
si la cloche se tait et son terlintintin
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