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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
la découverte alors voilà qui traumatise
des narcisses on cueille ou bien on est des veaux
Il déplore il déplore une telle mainmise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
le gourmet en salade avale sa cytise
que les parents féconds offrent aux purs berceaux
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
on comptait les esprits acérés à la hotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
Frère je te comprends si parfois tu débloques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
le mammifère est roi nous sommes son cousin
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