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Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
depuis que lord Elgin négligea ses naseaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
Souvenez-vous amis de ces îles de Frise
du client londonien où s'ébattent les beaux
il grelottait le pauvre aux bords de la Tamise
lorsque vient le pompier avec ses grandes eaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Ne fallait pas si loin agiter ses breloques
on transporte et le marbre et débris et défroques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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