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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
depuis que lord Elgin négligea ses naseaux
sur la place un forain de feu se gargarise
des narcisses on cueille ou bien on est des veaux
On était bien surpris par cette plaine grise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
elle effraie le Berry comme les Morvandiaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
on sale le requin on fume à l'échalotte
les croque-morts sont là pour se mettre au turbin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
si la cloche se tait et son terlintintin
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