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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
et fermentent de même et les cuirs et les peaux
Du voisin le Papou suçote l'apophyse
d'où Galilée jadis jeta ses petits pots
d'une étrusque inscription la pierre était incise
lorsque pour nous distraire y plantions nos tréteaux
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
aventures on eut qui s'y pique s'y frotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
on transporte et le marbre et débris et défroques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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