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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
snob un peu sur les bords des bords fondamentaux
sur la place un forain de feu se gargarise
on espère toujours être de vrais normaux
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
un audacieux baron empoche toute accise
lorsque vient le pompier avec ses grandes eaux
Le brave a beau crier ah cré nom saperlotte
on gifle le marmot qui plonge sa menotte
lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
le métromane à force incarne le devin
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