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Cent mille milliards de poèmes
Lorsque tout est fini lorsque l'on agonise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
sur la place un forain de feu se gargarise
il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux
On vous fait devenir une orde marchandise
d'où Galilée jadis jeta ses petits pots
un audacieux baron empoche toute accise
les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
Cela considérant ô lecteur tu suffoques
tu me stupéfies plus que tous les ventriloques
le mammifère est roi nous sommes son cousin
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