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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
sur la place un forain de feu se gargarise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
On était bien surpris par cette plaine grise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
à tous n'est pas donné d'aimer les chocs verbaux
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
les croque-morts sont là pour se mettre au turbin
On a bu du pinard à toutes les époques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
la gémellité vraie accuse son destin
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