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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
le cornédbîf en boîte empeste la remise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Et pourtant c'était lui le frère de feintise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
que les parents féconds offrent aux purs berceaux
Devant la boue urbaine on retrousse sa cotte
gratter le parchemin deviendra sa marotte
lorsqu'on revient au port en essuyant un grain
Ne fallait pas si loin agiter ses breloques
comptant tes abattis lecteur tu te disloques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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