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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
sur la place un forain de feu se gargarise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Du voisin le Papou suçote l'apophyse
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
un frère même bas est la part indécise
l'enfant pur aux yeux bleus aime les berlingots
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
le touriste à Florence ignoble charibotte
les croque-morts sont là pour se mettre au turbin
Frère je te comprends si parfois tu débloques
exaltent l'espagnol les oreilles baroques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
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