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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
sur la place un forain de feu se gargarise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Du voisin le Papou suçote l'apophyse
qui clochard devenant jetait ses oripeaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
lorsqu'on voyait au loin flamber les arbrisseaux
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
on sale le requin on fume à l'échalotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
on transporte et le marbre et débris et défroques
le métromane à force incarne le devin
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