|
Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour du fin fond du nez exciter les arceaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
des narcisses on cueille ou bien on est des veaux
On vous fait devenir une orde marchandise
quand se carbonisait la fureur des châteaux
un audacieux baron empoche toute accise
la mite a grignoté tissu os et rideaux
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
comme à Chandernagor le manant sent la crotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
Barde que tu me plais toujours tu soliloques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
|