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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour du fin fond du nez exciter les arceaux
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
et fermentent de même et les cuirs et les peaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
lorsque vient le pompier avec ses grandes eaux
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
les croque-morts sont là pour se mettre au turbin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
la gémellité vraie accuse son destin
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