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Cent mille milliards de poèmes
Le roi de la pampa retourne sa chemise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
sur la place un forain de feu se gargarise
on espère toujours être de vrais normaux
Du voisin le Papou suçote l'apophyse
les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
L'esprit souffle et resouffle au-dessus de la botte
aventures on eut qui s'y pique s'y frotte
il voudra retrouver le germe adultérin
L'Amérique du Sud séduit les équivoques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
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