|
Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Du voisin le Papou suçote l'apophyse
les gauchos dans la plaine agitaient leurs drapeaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Le généalogiste observe leur bouillotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
il voudra retrouver le germe adultérin
Frère je te comprends si parfois tu débloques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
la gémellité vraie accuse son destin
|