|
Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux
Et pourtant c'était lui le frère de feintise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
nous regrettions un peu ce tas de marchandise
à tous n'est pas donné d'aimer les chocs verbaux
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
l'autocar écrabouille un peu d'esprit latin
Cela considérant ô lecteur tu suffoques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
|