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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
On vous fait devenir une orde marchandise
que n'a pas dévoré la horde des mulots?
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
le chat fait un festin de têtes de linotte
lorsqu'il voit la gadoue il cherche le purin
Les rapports transalpins sont-ils biunivoques?
on transporte et le marbre et débris et défroques
la gémellité vraie accuse son destin
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