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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
sur la place un forain de feu se gargarise
on espère toujours être de vrais normaux
On vous fait devenir une orde marchandise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
nous avions aussi froids que nus sur la banquise
lorsque vient le pompier avec ses grandes eaux
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Cela considérant ô lecteur tu suffoques
tu me stupéfies plus que tous les ventriloques
mais rien ne vaut grillé le morceau de boudin
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