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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
sur la place un forain de feu se gargarise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
On vous fait devenir une orde marchandise
d'où Galilée jadis jeta ses petits pots
un audacieux baron empoche toute accise
la mite a grignoté tissu os et rideaux
Le généalogiste observe leur bouillotte
on gifle le marmot qui plonge sa menotte
l'autocar écrabouille un peu d'esprit latin
Les rapports transalpins sont-ils biunivoques?
on transporte et le marbre et débris et défroques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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