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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour du fin fond du nez exciter les arceaux
le Turc de ce temps-là pataugeait dans sa crise
il ne trouve aussi sec qu'un sac de vieux fayots
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
de la mort on vous greffe une orde bâtardise
à tous n'est pas donné d'aimer les chocs verbaux
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
le lâche peut arguer de sa mine pâlotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Cela considérant ô lecteur tu suffoques
tu me stupéfies plus que tous les ventriloques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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