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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
pour déplaire au profane aussi bien qu'aux idiots
il se penche et alors à sa grande surprise
il n'avait droit qu'à une et le jour des Rameaux
L'un et l'autre a raison non la foule insoumise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
le gourmet en salade avale sa cytise
que les parents féconds offrent aux purs berceaux
Le généalogiste observe leur bouillotte
le chat fait un festin de têtes de linotte
le chemin vicinal se nourrit de crottin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
les Indes ont assez sans ça de pendeloques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
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