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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
il se penche et alors à sa grande surprise
des narcisses on cueille ou bien on est des veaux
Il déplore il déplore une telle mainmise
on prépare la route aux pensers sépulcraux
un audacieux baron empoche toute accise
les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots
Du Gange au Malabar le lord anglais zozotte
aventures on eut qui s'y pique s'y frotte
même s'il prend son sel au celte c'est son bien
Frère je te comprends si parfois tu débloques
grignoter des bretzels distrait bien des colloques
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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