|
Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
le cornédbîf en boîte empeste la remise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
On vous fait devenir une orde marchandise
d'où Galilée jadis jeta ses petits pots
un audacieux baron empoche toute accise
les Grecs et les Romains en vain cherchent leurs mots
La Grèce de Platon à coup sûr n'est point sotte
on comptait les esprits acérés à la hotte
le chemin vicinal se nourrit de crottin
Enfin on vend de tout homards et salicoques
frère je t'absoudrai si tu m'emberlucoques
le Beaune et le Chianti sont-ils le même vin?
|