|
Cent mille milliards de poèmes
Le marbre pour l'acide est une friandise
lorsque le marbrier astique nos tombeaux
sur la place un forain de feu se gargarise
et tout vient signifier la fin des haricots
On vous fait devenir une orde marchandise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
un audacieux baron empoche toute accise
que les parents féconds offrent aux purs berceaux
On sèche le poisson dorade ou molve lotte
le chat fait un festin de têtes de linotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
Cela considérant ô lecteur tu suffoques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
l'écu de vair ou d'or ne dure qu'un matin
|