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Cent mille milliards de poèmes
Le roi de la pampa retourne sa chemise
pour la mettre à sécher aux cornes des taureaux
sur l'antique bahut il choisit sa cerise
il donne à la tribu des cris aux sens nouveaux
Et pourtant c'était lui le frère de feintise
le vulgaire s'entête à vouloir des vers beaux
le gourmet en salade avale sa cytise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
une langue suffit pour emplir sa cagnotte
même s'il prend son sel au celte c'est son bien
Enfin on vend de tout homards et salicoques
on s'excuse il n'y a ni baleines ni phoques
le métromane à force incarne le devin
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