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Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
que convoitait c'est sûr une horde d'escrocs
la critique lucide aperçoit ce qu'il vise
et tout vient signifier la fin des haricots
Du voisin le Papou suçote l'apophyse
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
le gourmet en salade avale sa cytise
la mite a grignoté tissu os et rideaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
on gifle le marmot qui plonge sa menotte
lorsqu'on boit du maté l'on devient argentin
Sa sculpture est illustre et dans le fond des coques
exaltent l'espagnol les oreilles baroques
toute chose pourtant doit avoir une fin
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