Cent mille milliards de poèmes
Lorsqu'un jour exalté l'aède prosaïse
pour consommer un thé puis des petits gâteaux
il se penche et alors à sa grande surprise
elle soufflait bien fort par dessus les côteaux
Je me souviens encor de cette heure exeuquise
où venaient par milliers s'échouer les harenceaux
le gourmet en salade avale sa cytise
quand les grêlons fin mars mitraillent les bateaux
Le poète inspiré n'est point un polyglotte
le touriste à Florence ignoble charibotte
le colonel s'éponge un blason dans la main
Les rapports transalpins sont-ils biunivoques?
les banquiers d'Avignon chantent-ils les baïoques?
mais on n'aurait pas vu le métropolitain
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