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Cent mille milliards de poèmes
Le vieux marin breton de tabac prit sa prise
se faire il pourrait bien que ce soit des jumeaux
le chauffeur indigène attendait dans la brise
qui sait si le requin boulotte les turbots?
Souvenez-vous amis de ces îles de Frise
qui se plaît à flouer de pauvres provinciaux
un audacieux baron empoche toute accise
lorsqu'on voyait au loin flamber les arbrisseaux
Du pôle à Rosario fait une belle trotte
aventures on eut qui s'y pique s'y frotte
le chemin vicinal se nourrit de crottin
On regrette à la fin les agrestes bicoques
les banquiers d'Avignon chantent-ils les baïoques?
si l'Europe le veut l'Europe ou son destin
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